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Se défendre avec le krav maga du 25/06/2019

KMG 18, la Police nationale et le SAVI en partenariat dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Samedi 18 mai 2019, le Service d’aide aux victimes a participé à une journée dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans les locaux mis à disposition par la municipalité du Subdray, l’évènement était organisé en partenariat avec le club KMG 18 et la Police nationale.
 
La lutte contre les violences faites aux femmes
 
Par le passé, le club de krav maga KMG 18 a proposé des séminaires afin d’aborder différents types de self-défense. Lorsque Cédric Blanc, président et instructeur de KMG 18, a voulu aborder les violences faites aux femmes, il a souhaité proposer une approche plus globale de cette thématique, en la dédiant exclusivement à celles-ci.
Toutes les femmes intéressées pouvaient y participer, qu’elles soient expérimentées en krav maga ou que ce sport leur soit totalement inconnu. 
Placée sous le signe de la découverte, cette journée a débuté par un temps de prévention animé par des acteurs de terrain : la Police nationale et le SAVI. L’après-midi, les participantes au séminaire ont pu bénéficier d’une mise en conditions physique animée par une instructrice de krav maga.
 
 
Le matin : prévention & information
 
La matinée a débuté par un petit déjeuner partagé entre les participantes et les intervenant·es (bénévoles de KMG 18, Police nationale et SAVI). Ce moment de convivialité a alors favorisé la discussion avant d’entamer la présentation des professionnels.
Cette intervention, tant une présentation qu’un moment d’échange, a abordé le rôle du SAVI et de la Police nationale qui ont mené ensemble cette conférence.
L’équipe du SAVI a pu exposer ses actions dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, en proposant : soutien, information, écoute et orientation.
 
Le service est à disposition de toute personne s’estimant victime ou de son entourage. Cet accompagnement est proposé à tou·tes, qu’une procédure judiciaire soit en cours ou non. L’accompagnement est également pluridisciplinaire puisque qu’il peut être juridique, social et/ou psychologique.
Le représentant de la Police nationale a également expliqué les actions des forces de l’ordre dans ces circonstances. Si les violences faites aux femmes peuvent impliquer des inconnus, elles sont aussi présentes dans le cercle familial. C’est pour cette raison qu’il existe au sein de la Police un groupe bien spécifique : la Brigade de protection des familles (BPF).
 
Cette brigade se voit orienter toutes les situations de violences sexuelles et de violences intrafamiliales. Ses membres sont spécialement formé·es pour recevoir des mineur·es, et personnes victimes de telles violences.
Ensemble, les deux services ont présenté aux participantes et bénévoles les différents types de violences auxquelles une femme peut être exposée (verbales, psychologiques, physiques…). De nouvelles infractions ont également été abordées, comme le harcèlement de rue ou le cyber harcèlement. 
Finalement, les intervenant·es ont défini la main courante, la plainte et le parcours de celle-ci, avant d’envisager les procédures qui existent au civil (le juge aux affaires familiales pour les divorces et séparations des couples avec des enfants).
Ce moment d’échange a aussi été l’occasion de mettre en avant les différents partenaires avec lesquelles évoluent le SAVI et la Police.
 
L’après-midi : protection  
 
Au programme de l’après-midi : du sport ! Pour l’occasion, KMG 18 avait convié Jenny Goepfert, la seule instructrice de KMG France et experte en krav maga féminin, venue d’Alsace spécialement pour animer ce séminaire.
Au total une vingtaine de participantes étaient présentes, encadrées par Jenny Goepfert, Cédric Blanc, ainsi que des bénévoles de KMG 18.
Pour débuter cet après-midi, l’accent a été mis sur les spécificités du self-defense pour les femmes. Quelles sont les différences avec les hommes ? Quels sont leurs points faibles et comment les transformer en avantages ? La taille, les ongles, la voix… autant de points que Jenny Goepfert a pu parcourir avec les participantes.
Les techniques apprises sont simples, mais résultent de réflexes et de mouvements naturels comme le veut la philosophie du krav maga. Les participantes ont ainsi appris à déstabiliser et neutraliser leur agresseur afin de leur laisser le temps de fuir. Elles ont également appris à joindre leurs mouvements d’ordres et de cris afin de repousser l’agresseur tout en alertant leur entourage.
 
Durant les trois heures de formation, les participantes ont pu s’exercer en petits groupes ou toutes ensemble. Tantôt victimes, tantôt agresseurs, elles ont pu envisager un grand nombre de situations, comme la défense d’une attaque au visage.
Jenny Goepfert et Cédric Blanc ont ensuite fait la démonstration d’un vol de sac à l’arrachée. Les participantes ont ainsi pu associer la protection de leur sac à son utilisation comme bouclier pour se défendre.
Après tous ces efforts, participantes, instructeur·rice et bénévoles ont pris un temps de relaxation et d’échange. Chacun·e a pu exprimer son ressenti, particulièrement pour celles qui découvraient le krav maga.
Cette journée est apparue pour les participantes comme bénéfique tant en terme d’information que de confiance en soi.
 
L’objectif de cette journée n’était pas de faire des participantes des expertes du krav maga, mais de leur offrir la possibilité de réaliser qu’elles aussi en sont capables (gain de confiance en soi).
Cette première collaboration a été pour toutes un succès qui nous encourage à renouveler l’expérience !